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Eau et assainissement

Aller vers la neutralité énergétique des SPEA : diagnostic, optimisation et valorisation des énergies renouvelables (EAT26)

Publiée le 17 avril 2026

Les SPEA représentent le 4ème poste de consommation énergétique des collectivité locales. Cette position en fait un axe prioritaire dans les politiques de transitions énergétiques. Dans un contexte marqué par l’inflation continue des prix de l’énergie, une augmentation de 230% observée en moyenne sur 2022/2023, la maîtrise de la consommation énergétique devient un enjeu économique autant qu’environnemental. Les collectivités sont donc à la recherche de solutions concrètes pour réduire leur dépendance énergétique et stabiliser leurs dépenses.

La stratégie de transition énergétique des SPEA repose sur une approche intégrée combinant sobriété, efficacité et production locale. La première étape consiste à réduire les consommations par l’optimisation des procédés, la modernisation des équipements et le pilotage intelligent des installations. Une fois ces besoins maîtrisés, la production et production d’énergies renouvelables peuvent être envisagées, en cohérence avec les spécificités locales. Cette production peut viser l’autoconsommation pour couvrir les besoins résiduels ou la revente d’électricité pour générer des recettes complémentaires. En articulant réduction des consommations et production décarbonée, les services d’eau et d’assainissement peuvent progressivement tendre vers la neutralité énergétique.

Par ailleurs, les SPEA doivent s’inscrire dans un cadre réglementaire et stratégique de plus en plus exigeant. Le Pacte vert pour l’Europe fixe des objectifs ambitieux de décarbonation, tandis que la nouvelle directive DERU 2 impose aux stations de traitement des eaux usées de plus de 10 000 équivalents-habitants d’atteindre la neutralité énergétique d’ici 2045. À l’échelle nationale et locale, les stratégies climat telles que les PCAET et la SNBC intègrent pleinement les SPEA dans leurs trajectoires de réduction des émissions. Pour piloter cette transition, il est essentiel de s’appuyer sur des indicateurs de performance robustes et harmonisés, comme la consommation spécifique d’énergie par équivalent-habitant (kWh/EH), la consommation par mètre cube d’eau produite ou traitée (kWh/m³), ou encore les émissions de gaz à effet de serre évitées (tCO₂e). Ces indicateurs permettent de suivre les progrès, de comparer les performances et de justifier les investissements auprès des parties prenantes.

1. DES OBJECTIFS EUROPÉENS ET NATIONAUX - UNE OPPORTUNITÉ POUR LA COLLECTIVITÉ ? (P. 2)

 

2. MESURER POUR AGIR : DONNÉES ET MÉTHODES DE DIAGNOSTIC ÉNERGÉTIQUE (P. 4)

 

3. OPTIMISER AVANT D'INVESTIR : SOBRIÉTÉ ET EFFICACITÉ (P. 6)

 

4. PANORAMA DES ÉNERGIES RENOUVELABLES ET DE RÉCUPÉRATION MOBILISABLE (P. 8)

4.1. Énergie solaire

4.2. Récupération de l’énergie potentielle

4.3. Récupération de l’énergie thermique

4.4. Méthanisation des boues

 

5. COMPÉTENCE ET FINANCEMENT (P. 17)

Alexis DORIER

Chargé de mission transition écologique de la gestion de l’eau

adorier@amorce.asso.fr