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07 janvier 2022 - Actualités

La cellule de crise COVID réactivée par la DGPR : les collectivités craignent des perturbations de service !

Compte-tenu de la dynamique actuelle du nombre de cas quotidiens de Covid-19, la DGPR a réactivé le 6 janvier dernier la cellule de crise et a réuni les acteurs de la gestion des déchets, dont AMORCE, pour prendre la température et anticiper les potentiels dysfonctionnements à venir liés à cette 5ème vague.

La DGPR a en effet estimé que la situation pourrait conduire à une désorganisation des services de collecte et de traitement des déchets dans les semaines qui viennent. L'ensemble des acteurs de la gestion des déchets a donc été invité à partager un état de la situation observée sur le terrain ainsi que les difficultés rencontrées. 

 

AMORCE avait dans ce contexte réalisé fin décembre un sondage rapide auprès de ses adhérents par le biais de la communauté déchets, en vue de compiler des éléments factuels. Sur les 21 retours, 48% ont signalé de pas avoir d'impacts significatifs sur le service et ne pas rencontrer de perturbations significatives. 29% ont signalé des cas Covid ou cas contacts ou absence pour garde d'enfants sans impacts sur la continuité des services et 24% des cas Covid ou contacts ou absence pour garde d'enfants avec impacts dont dégradation ponctuelle et temporaire de certains services (fermeture de déchèterie, report de tournées, etc.).

 

Globalement, les autres acteurs n'ont pas non plus relevé de difficultés insurmontables sur ce début de mois de janvier 2022, avec une continuité des activités déchets qui est assurée aussi bien du côté des collectivités en régie que des opérateurs de collecte ou traitement ou des éco-organismes. Il a été signalé que le recours aux agences d'intérim pour palier l'absentéisme était toutefois difficile. Tout le monde s'accorde cependant sur le fait d'être particulièrement vigilant pour les 2 prochaines semaines à venir en raison de la très forte propagation du variant Omicron et de la forte augmentation du taux d'absentéisme qu'il pourrait générer, notamment sur des postes identifiés comme critiques  (chef de quart UVE et chauffer poids lourds). Certaines collectivités ont remis à jour leur plan de continuité d'activité (PCA) pour faire face à la situation et renforcé les mesures de prévention. Le volant d'air apporté par les nouvelles mesures liées au cas contacts qui n'ont plus besoin de s'isoler en cas de schéma vaccinal complet est apprécié. La DGPR a précisé que les stocks de masques FFP2 étaient toujours prioritairement réservés au personnel médical mais qu'il n'y avait pas de difficultés d'approvisionnement pour ceux qui souhaiteraient y avoir accès .

 

4 propositions ont été avancées à la DGPR dans l'optique d'apporter plus de souplesse et  garantir au maximum la continuité des activités de gestion des déchets, toujours reconnues comme essentielles par la DGPR  : 

1) accès facilité à la vaccination pour le personnel déchets (mais apparemment pas de difficultés remontées sur des difficultés d'accès à la vaccination),

2) masque FFP2 pour certains postes confinés (en cabine par exemple). Sur ce point la DGPR invite avant tout à réaliser une mise à jour du document de sécurité inter-filières pour le préconiser dans certains cas, sans toutefois le généraliser (FFP2 réservés au personnel médical)

3) fourniture d'autotests pour retour rapide au travail pour les cas contacts ou en fin de période de confinement après COVID positif,

4) possibilité de retour au travail de personnes COVID positif avec parcours vaccinal complet et asymptomatiques (position cependant non consensuelle entre les acteurs). La DGPR a précisé que seul le HCSP peut se prononcer sur cette possibilité.

 

La situation COVID-19 étant tendue, les réunions de la cellule de crise COVID-19 sont maintenues jusqu'à nouvel ordre à un rythme hebdomadaire tant que les cas de contamination se maintiennent à un niveau élevé.

 

Pour préparer ces réunions, nous réalisons des sondages réguliers sur la communauté déchets pour évaluer si la situation se dégrade et si la continuité du SPGD est menacée. Nous vous remercions par avance pour votre participation.

 

Contacts : Christelle RIVIERE et Olivier CASTAGNO