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09 septembre 2026 - Actualité adhérent

Guide élu et eau : la nouvelle version publiée

AMORCE vient de publier la version actualisée de son guide « L’élu, l’eau et la transition écologique », ouvrage de référence destiné à accompagner les collectivités dans la gestion territoriale du cycle de l’eau. AMORCE a bénéficié du soutien financier des agences de l’eau et de la Banque des Territoires pour réaliser cet ouvrage.

Comment concilier continuité du service public et adaptation au changement climatique ? Pour les élus chargés de l’eau et de l’assainissement, cette question devient primordiale. Les services doivent garantir durablement l’accès à une eau de qualité, à un prix raisonnable, tout en faisant face à la raréfaction de la ressource, aux épisodes de sécheresse, aux risques d’inondation, au vieillissement des infrastructures et à la multiplication des pollutions émergentes.

 

Destiné aux élus locaux en charge du cycle de l’eau, Le guide l'élu, l'eau et la transition écologique fournit les clés pour comprendre l’organisation et le pilotage des services publics d’eau et d’assainissement. Il apporte les repères nécessaires pour appréhender les compétences et les responsabilités exercées par les collectivités, identifier leurs partenaires et construire une stratégie adaptée aux spécificités de chaque territoire.

 

La politique de l’eau ne peut en effet être réduite à une question technique. Elle intervient directement dans l’aménagement et le développement économique du territoire, mais aussi dans les politiques agricoles, sanitaires, énergétiques et de protection de la biodiversité. Le guide détaille les compétences du cycle de l’eau et leur articulation avec les autres politiques publiques locales : alimentation en eau potable, assainissement collectif et non collectif, gestion des eaux pluviales urbaines, protection de la ressource, gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations ou encore défense extérieure contre l’incendie.

 

Quelles évolutions dans ce nouveau guide ?

 

L’ouvrage intègre également les dernières évolutions réglementaires ( loi d'urgence agricole, fin du transfert obligatoire de la compétence, directive eau potable, DERU2) et les nouveaux enjeux. Il rappelle que, quelle que soit l’organisation retenue, la collectivité demeure responsable de la définition de la stratégie, du contrôle du service et de la tarification.

 

En tant qu’autorité organisatrice, la collectivité doit fixer un véritable projet politique pour ses services publics d’eau et d’assainissement. Elle définit des objectifs techniques, financiers, environnementaux et sociaux, choisit le mode de gestion, contrôle les performances de l’opérateur public ou privé et associe les usagers. Le guide présente les différents modes de gestion envisageables ainsi que les outils permettant d’évaluer la qualité, l’efficacité et la soutenabilité du service. 
Les infrastructures d’eau potable, d’assainissement et de gestion des eaux pluviales représentent un patrimoine estimé à 234 milliards d’euros. Dans le même temps, la baisse des consommations, bien que nécessaire à la préservation de la ressource, réduit les recettes des services. Les élus doivent donc construire une stratégie financière de long terme conciliant investissements, performance, sobriété et accessibilité du prix de l’eau.

 

Parce que l’eau s’écoule selon les limites des bassins versants et non selon les frontières administratives, sa gestion suppose par ailleurs une coopération entre de nombreux acteurs. Comités de bassin, agences de l’eau, commissions locales de l’eau, régions, départements et services de l’État participent à la planification, au financement et au contrôle des politiques de l’eau. Le guide permet aux élus d’identifier ces partenaires et de mieux articuler leur action avec les SDAGE et les SAGE, dans une logique de solidarité entre l’amont et l’aval.

 

La gestion de l'eau fait aussi face à de nouveaux enjeux

 

Face au changement climatique, la réduction des tensions quantitatives devient une priorité. En août 2025, 93 départements étaient soumis à des restrictions d’usage de l’eau, dont 46 en situation de crise. Le guide expose les différents leviers des collectivités pour agir : améliorer la connaissance des ressources et des consommations, réduire les fuites, maîtriser les usages de leur patrimoine, sensibiliser les habitants et les acteurs économiques ou encore étudier le recours aux eaux non conventionnelles lorsque celui-ci est pertinent.

 

La protection de la qualité de l’eau représente un autre défi. Environ un tiers des 33 000 captages français est concerné par des pollutions d’origine agricole ou industrielle. Aux pollutions historiques s’ajoutent les pesticides et leurs métabolites, les résidus médicamenteux, les microplastiques et les PFAS. Leur traitement est souvent complexe, coûteux et énergivore. Le guide aborde les stratégies de réduction des pollutions à la source, grâce à la protection des captages, à l’évolution des pratiques agricoles et industrielles, au contrôle des rejets et à la sensibilisation des usagers mais aussi les solutions de traitements lorsque cela est nécessaire.

 

Le guide aborde également les enjeux de transition énergétique, d'économie circulaire et de gestion durable des eaux pluviales pour aiguiller dans la mise en œuvre de stratégies à la hauteur des enjeux.

 

À la fois stratégique et opérationnel, « L’élu, l’eau et la transition écologique » traduit ces enjeux en priorités concrètes pour le mandat. Il propose les actions phares et les outils indispensables pour engager la transition écologique des services d’eau potable, d’assainissement collectif et de gestion des eaux pluviales urbaines, tout en valorisant les retours d’expérience des collectivités et des membres du réseau d’AMORCE.

 

AMORCE propose également un temps d'acculturation à ces enjeux pour les nouveaux élus en format webinaire le mardi 22 septembre de 10h00 à 12h00, inscrivez-vous.

Contact : Ikrame EL HAMMAZ

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