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Transition énergétique : déja des signaux contraires

15 novembre 2012
Transition énergétique : quelques raisons d’espérer… AMORCE a fait de la gouvernance de la transition énergétique sa priorité en plaçant la question de la décentralisation énergétique au cœur du débat. La première action a donc été naturellement de proposer un débat majoritairement décentralisé et porté par les collectivités. Le Gouvernement a validé ce principe en confirmant qu’une grande partie du débat sera organisé à l’échelle régionale par les collectivités. Il doit de notre point de vue de déboucher sur la remise au Gouvernement d’un rapport de propositions sur la transition énergétique territoriale s’appuyant sur la complémentarité nécessaire des différents échelons territoriaux. Au-delà des déclarations d’intention, AMORCE accueille avec également beaucoup de satisfaction quelques mesures importantes comme la confirmation de la création du fonds Biomasse-Carbone, décidée lors du Grenelle et qui doit permettre la structuration de l’approvisionnement des réseaux de chaleur en combustible Bois. AMORCE salue la volonté d’alléger les procédures administratives sur les énergies renouvelables (notamment la suppression de l’absurde seuil des 5 mâts pour l’éolien), la création d’un Plan national pour le Biogaz et la revalorisation du tarif d’achat sur le solaire photovoltaïque avec un critère d’origine des équipements. …mais aussi de s’inquiéter, voire de contester Malgré une volonté de débloquer enfin la rénovation thermique en France et la proposition louable de création d’un guichet unique, la proposition gouvernementale sur la lancée du Grenelle continue de proposer un empilement de dispositifs ayant montré leurs limites ou n’ayant jamais démontré leur efficacité. AMORCE reste convaincue que le « million de logements » n’aura une chance d’être atteint que si le Gouvernement propose, certes un guichet unique cumulant des dispositifs financiers d’accompagnement et d’incitation, mais aussi une obligation d’ici 2017 de rénovation des « passoires thermiques » , accompagnée de dispositifs d’adaptation lors de la vente ou la location. AMORCE condamne par ailleurs la volonté de mettre fin aux Zones de Développement Eolien (ZDE), qui sont un véritable outil d’appropriation par les collectivités territoriales du développement éolien et en aucun cas la raison de la crise éolienne actuelle (voir à ce sujet la rubrique énergies renouvelables). AMORCE demande également que le développement du solaire thermique soit mis au rang de priorité. Enfin, la stagnation du fonds chaleur (220 millions d’euros par an pour l’année 2013) marque un coup d’arrêt très inquiétant pour les collectivités, puisqu’il était prévu lors du Grenelle de passer, à partir de 2012, à 800 millions d’euros par an pour les années suivantes.