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Discussions autour de la réduction du stockage

28 février 2014
Vers une réduction de 50% de réduction des déchets stockés …
Le MEDDE travaille sur les conditions d’atteinte de l’objectif gouvernemental de réduire de 50% entre 2010 et 2020 la quantité de déchets non dangereux non minéraux stockée. La réflexion est basée sur les tonnages 2010 de déchets non dangereux non minéraux mentionnés dans le règlement statistique européen sur les déchets (RSD) reporté à l’Europe tous les ans. Le total de ces déchets stockés étant de 24 millions de tonnes, il faudrait réduire l’enfouissement de 12 millions de tonnes, sachant que certains flux peuvent difficilement être réduits (boues de STEP, cendres, sédiments). Le MEDDE n’est pas hostile à un assouplissement des dates et à des bilans d’étape.
50% en moins : quel effort des entreprises ?
La première étape de la réflexion est d’évaluer l’impact des règlementations en cours sur le tonnage qui est stocké. Ainsi, l’obligation de tri de quatre flux pour les activités économiques (en cours de rédaction) qui s’adresse aux entreprises, devrait permettre de détourner un volume conséquent de déchets vers le recyclage, les refus de tri pouvant en partie être dirigés vers de la valorisation énergétique. De plus, l’obligation de tri à la source et de valorisation des biodéchets des gros producteurs va diminuer le volume de déchets stockés.
50% en moins : mobilisation des déchets ménagers ?
En ce qui concerne les gisements de déchets ménagers et assimilés, la mise en place opérationnelle des nouvelles filières REP (déchets d’éléments d’ameublement et élargissement des consignes de tri des plastiques) représente un détournement potentiel important de l’enfouissement d’ici 2020. Les projets en cours de valorisation des déchets organiques sont également pris en compte. Il reste enfin à estimer le potentiel de valorisation énergétique des refus de tri qui sont actuellement enfouis (envoi en unité de valorisation énergétique ou production de CSR utilisé en cimenterie ou en unité dédiée).
50% en moins : évaluer les conséquences économiques
Pour l’instant, les discussions ont donc surtout porté sur les déchets d’activités économiques. Il faudra ensuite estimer les investissements (mais aussi les couts de fonctionnement) nécessaires associés à l’application de la réglementation (réhabilitation et développement de centres de tri par exemple) et à un détournement des refus de tri (installations dédiées à la combustion de refus à bas pouvoir calorifique ? ), ainsi que les emplois créés.